... par le tremblement de terre nécessite un coût d'environ 1 million de dollars !
Kinshasa, 06/02/2008 / Société
L'un des plus prestigieux établissements scolaires de la ville de Bukavu, en l'occurrence le Collège Alfajiri compte parmi les sites qui ont été les plus touchés par le séisme qui a frappé cette ville et dont les dégâts subis nécessitent des réfections estimées à 1 million de dollars.
Parmi les sites sinistrés et qui vont marquer pour longtemps la ville de Bukavu, il y a lieu de relever le Collège Alfajiri, ex-Notre Dame de la Victoire. Ce Collège qui, sous la direction des pères Jésuites depuis 1947, a offert au pays et au monde de nombreux cadres dans tous les domaines.
Selon une source locale qui, en plus d'être un ancien de ce collège, a eu la chance de se trouver dans la ville la veille de cette tragédie humaine, ce sont la tour abritant l'école maternelle, la salle polyvalente de l'école primaire qui fait face au marché de Nguba, du côté du parking où jadis vers les années 60 les élèves attendaient les bus scolaires qui ont été les plus touchés.
Le directeur de l'école primaire qui loge au rez-de-chaussée figure parmi les victimes de ce drame. Les éclats sont tombés sur deux de ses enfants, le garçon est le plus gravement touché et se trouve pour le moment hospitalisé pour les soins d'urgence.
La tour abritant la Bibliothèque Humanitas, jadis destinée au publique, la salle du cycle d'orientation, la salle d'études des externes ont été aussi endommagées. Dans leur chute, les briques ont détruit le grillage en fer qui se trouvait devant cette salle de la bibliothèque Humanitas.
Les dégâts sont énormes et nécessitent une intervention urgente, à indique au Phare Perruche Bertin BAGULA, ancien du Collège, professeur à la faculté de Polytechnique de l'Unikin et spécialiste des travaux publics. Il a estimé à un million de dollars Us le coût de la réfection des toitures et des salles des classes.
La question qui se pose est celle de savoir si le tremblement du dimanche dernier n'a pas créé des fissures internes dans ce vieux bâtiment et qui risquent de produire des effets néfastes dans l'avenir proche et surtout pendant la période scolaire. D'où un appel pressant en direction de tous les anciens et tous ceux qui ont vécu à Bukavu ou dont les enfants ont étudié dans cette célèbre école.
Ce n'est pas la première fois que le Collège Notre Dame de la Victoire subit des dégâts matériels énormes. Lors de la guerre contre les mercenaires et Diabos dirigés par feu le major Jean Schramme en juillet et août 1967, les avions de chasse T 28 de l'armée nationale congolaise avaient déversé plus de 35 obus sur le Collège détruisant des pans entiers du bâtiment. Après le départ des mercenaires et Diabos katangais, des voyous se livrèrent a un pillage systématique qui dépouilla le Collège de tous les matériels didactiques, des infrastructures scolaires et de tout le mobilier destiné aux élèves externes et internes.
Les cours reprirent au mois de janvier 1968 uniquement pour les classes du primaire et du secondaire jusqu'au niveau de la 4ème littéraire et scientifique.
Des gens de bonne volonté, dont feu le Père Jules DUBOIS, parcoururent le monde entier pour quémander une assistance en nature et en espèces sonnantes. Des chefs d'Etat dont feu le Roi Baudouin 1er et feu le maréchal Mobutu furent parmi les plus grands donateurs et en une année, le Collège reprit son visage d'antan jusqu'à se doter de la toute première salle des langues en RDC. En sera-til autant cette fois-ci ?
(Milor)
Castro/Le Phare
Kinshasa, 06/02/2008 / Société
L'un des plus prestigieux établissements scolaires de la ville de Bukavu, en l'occurrence le Collège Alfajiri compte parmi les sites qui ont été les plus touchés par le séisme qui a frappé cette ville et dont les dégâts subis nécessitent des réfections estimées à 1 million de dollars.
Parmi les sites sinistrés et qui vont marquer pour longtemps la ville de Bukavu, il y a lieu de relever le Collège Alfajiri, ex-Notre Dame de la Victoire. Ce Collège qui, sous la direction des pères Jésuites depuis 1947, a offert au pays et au monde de nombreux cadres dans tous les domaines.
Selon une source locale qui, en plus d'être un ancien de ce collège, a eu la chance de se trouver dans la ville la veille de cette tragédie humaine, ce sont la tour abritant l'école maternelle, la salle polyvalente de l'école primaire qui fait face au marché de Nguba, du côté du parking où jadis vers les années 60 les élèves attendaient les bus scolaires qui ont été les plus touchés.
Le directeur de l'école primaire qui loge au rez-de-chaussée figure parmi les victimes de ce drame. Les éclats sont tombés sur deux de ses enfants, le garçon est le plus gravement touché et se trouve pour le moment hospitalisé pour les soins d'urgence.
La tour abritant la Bibliothèque Humanitas, jadis destinée au publique, la salle du cycle d'orientation, la salle d'études des externes ont été aussi endommagées. Dans leur chute, les briques ont détruit le grillage en fer qui se trouvait devant cette salle de la bibliothèque Humanitas.
Les dégâts sont énormes et nécessitent une intervention urgente, à indique au Phare Perruche Bertin BAGULA, ancien du Collège, professeur à la faculté de Polytechnique de l'Unikin et spécialiste des travaux publics. Il a estimé à un million de dollars Us le coût de la réfection des toitures et des salles des classes.
La question qui se pose est celle de savoir si le tremblement du dimanche dernier n'a pas créé des fissures internes dans ce vieux bâtiment et qui risquent de produire des effets néfastes dans l'avenir proche et surtout pendant la période scolaire. D'où un appel pressant en direction de tous les anciens et tous ceux qui ont vécu à Bukavu ou dont les enfants ont étudié dans cette célèbre école.
Ce n'est pas la première fois que le Collège Notre Dame de la Victoire subit des dégâts matériels énormes. Lors de la guerre contre les mercenaires et Diabos dirigés par feu le major Jean Schramme en juillet et août 1967, les avions de chasse T 28 de l'armée nationale congolaise avaient déversé plus de 35 obus sur le Collège détruisant des pans entiers du bâtiment. Après le départ des mercenaires et Diabos katangais, des voyous se livrèrent a un pillage systématique qui dépouilla le Collège de tous les matériels didactiques, des infrastructures scolaires et de tout le mobilier destiné aux élèves externes et internes.
Les cours reprirent au mois de janvier 1968 uniquement pour les classes du primaire et du secondaire jusqu'au niveau de la 4ème littéraire et scientifique.
Des gens de bonne volonté, dont feu le Père Jules DUBOIS, parcoururent le monde entier pour quémander une assistance en nature et en espèces sonnantes. Des chefs d'Etat dont feu le Roi Baudouin 1er et feu le maréchal Mobutu furent parmi les plus grands donateurs et en une année, le Collège reprit son visage d'antan jusqu'à se doter de la toute première salle des langues en RDC. En sera-til autant cette fois-ci ?
(Milor)
Castro/Le Phare